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Mois : février 2011

Cramignon* pour les 25 ans du Centre Vincentien Accueil et Partage

Cramignon* pour les 25 ans du Centre Vincentien Accueil et Partage

Pour célébrer ces 25 années,tous les membres de l’équipe d’ Accueil et Partage seront heureux de vous recevoir,

salle Saint Martin , rue Roi Albert  à Ougrée-bas le 19 mars 2011 à 18h30 pour leur “Souper Annuel”.

Au menu :

Apéritif

Saumon sur son lit de méli-mélo d’asperges

Ravioles surprises

Mignonettes de veau en croûte et son bouquet de vert pâturage

Pommes grenailles

Gâteau des 25 ans

Café

Prix du menu : 20

  • Le paiement s’effectuera le jour du souper.
  • Nous vous prions de réserver avant le 15 mars auprès de :

Marinette Baiverlin au 04 253 12 84 ou au 0485 399 074 (par courriel: rbaiverlinAROBASEvoo.be);

Monique Barbier au 04 254 18 66 ou au 0479 313 747 (par courriel: m.barbier1537AROBASEgmail.com);

Marie-Hélène de Coppin au 04 365 56 97 ou au 0477484 792 (par courriel: mariehelenecrahayAROBASEdommel.be

Camille Dantine au 04 336 57 75

Agnès Leduc au 04 336 71 85 ou au 0486 864 014 (par courriel: agnes.leducAROBASEhotmail.com)

Si vous ne pouvez participer à cette soirée mais que néanmoins vous voulez soutenir notre action, voici nos coordonnées

Accueil et Partage – Biez du Moulin, Ougrée compte numéro : 001-1837283-82  –  Communication : AP 25 ans

Le centre vincentien Accueil et Partage est situé à Ougrée-bas dans le quartier dit «Au  Biez du Moulin ».

Ce quartier est l’un des plus pauvres de la région pourtant il ne manque pas de charme. La population y est d’origine ouvrière. D’origine, car si peu qualifiée, elle a été frappée durement et massivement par les restructurations successives de la sidérurgie et se retrouve majoritairement sans emploi.

AP est né en 1986. Il s’agissait alors d’aider les familles au moyen de colis alimentaires et de redistribution de vêtements de seconde main. La distribution était née et un vestiaire s’ouvrait. Avec quelques bénévoles des quartiers voisins, année après année, la maison se structurait.

Elle a connu depuis deux développements :

1.    Enthousiasmés par  le sens de la démarche et par les liens qui les unissent, + de 40 bénévoles forment maintenant les rangs de l’association.

2.    Mais les appels à l’aide sont forts nombreux et nous devons faire face à leur nombre toujours croissant.

La population aidée a changé. Presqu’exclusivement belge au début, c’est à une proportion plus importante de réfugiés que nous répondons.

Sous la forme de :

–       Aide alimentaire dans notre superette ;

–       Assistance et accompagnement auprès des administrations et des distributeurs assurés par 3 visiteurs et une permanence sociale composée de 4 bénévoles ;

–       Vente à très bas prix, ou don, de vêtements dans nos magasins ;

–       Equipement en mobilier  pour les familles nouvellement installées ;

–       Prêt ou garantie de caution pour un logement ;

–       Mise à disposition de jouets pour permettre aux familles de réaliser une St Nicolas en famille ;

–       Prise  en charge ponctuelle de frais médicaux- abonnements scolaire- chauffage etc. ;

–       De déménagement ;

–       De démarche auprès d’avocats et de l’office des étrangers.

–       Etc.

Parmi les nouveaux projets que nous cherchons à développer cette année :

–       Un espace d’accueil et d’écoute plus grand qu’actuellement au départ duquel on identifie les formations nécessaires à dispenser pour permettre à ces familles d’en sortir. Un lieu où il fait bon   s’asseoir,  prendre un café et  rencontrer avec un minimum de confidentialité.

–       Une table d’hôtes ouverte le mardi à midi dont les plats sont préparés avec le concours des bénéficiaires.

–       Des cours de remédiation scolaire le mercredi après-midi en collaboration avec les enseignants, des bénévoles et des  universitaires.

Agnès et Jean LEDUC

* Le cramignon est une danse traditionnelle de Wallonie. Elle se pratique dans les localités au nord de Liège, comme Visé, Hermalle,Dalhem, Haccourt, Heure-le-Romain et dans la vallée du Geer.

Le cramignon (de l’ancien français « cramillon », crémaillère), est un serpentin ondoyant de danseurs, avec, à la tête, un meneur, le capitaine, souvent armé d’un bouquet de fleurs. L’origine de ces longues danses, dans la région liégeoise, semble remonter au xiiie siècle. Chaque village n’était alors peuplé que de deux ou trois familles. À l’occasion de la fin des moissons, on organisait des fêtes de village. Et les cramignons offraient prétexte aux jeunes des différents villages de se rencontrer et, pour la plus grande joie des parents, de se marier. (source : Wikipedia)

Michael Thio, président général, nommé membre du Conseil Pontifical “Cor Unum”

Michael Thio, président général, nommé membre du Conseil Pontifical “Cor Unum”

Le Saint Père a nommé, Michael Thio en sa qualité de Président Général de la Société de Saint-Vincent de Paul, membre du Conseil Pontifical “Cor Unum”.

Le conseil pontifical « Cor unum » (un seul cœur) pour la promotion humaine et chrétienne est un dicastère de la Curie romaine. Son rôle et son fonctionnement sont définis dans les articles 145 à 148 de la Constitution apostolique Pastor Bonus.

Il « exprime la sollicitude de l’Église catholique envers les nécessiteux, afin que soit favorisée la fraternité humaine et que se manifeste la charité du Christ » (Art. 145).

Créé par Paul VI, dans sa lettre pontificale Amoris officio du 15 juillet 1971, les missions du conseil sont définies à l’article 146 de Pastor Bonus. Ses rôles peuvent être de trois nature.

Le conseil exerce concrètement la charité au nom du pape. Il distribue les aides allouées par le pape pour venir en aide aux populations des régions en développement ou secourir les victimes en situation d’urgence. Les fondations Jean-Paul II pour le Sahel et Populorum Progressio respectivement fondées en 1984 et 1992 par Jean-Paul II pour lutter contre la désertification en Afrique pour la première, pour aider les populations indigènes et métissées, afro-américaines et paysannes d’Amérique Latine et des Caraïbes pour la seconde, sont également sous sa responsabilité.

Il accompagne et coordonne les actions de charité des différents organismes catholiques en particulier celles du réseau Caritas international.

Enfin, le conseil développe une véritable pastorale de la charité en préparant notamment le message du saint-père pour le Carême et en soutenant le bénévolat.

Composé d’une quarantaine de membres (environ pour moitié, des ecclésiastiques, religieux et laïcs, nommés à titre personnel, et, d’autre part, des représentants d’agences et organismes catholiques nationaux et internationaux qui opèrent dans le domaine de la promotion humaine intégrale et dans les situations d’urgence) le conseil est présidé, depuis le 2 décembre, par le cardinal allemand Paul Josef Cordes.

Hommage à Jacques Dupuis

Hommage à Jacques Dupuis

C’est en l’église de Notre Dame Ste.-Marie à Schaerbeek que les nombreux membres de la famille et amis de Jacques Dupuis (1926 – 2010) se sont retrouvés le 23 décembre 2010 pour lui rendre un dernier hommage. Respectant ses dernières volontés, la célébration se voulait une messe d’action de grâce “ à Dieu ” pour fêter ses retrouvailles avec Babeth, sa femme bien-aimée qui l’avait quittée en 2001 et qu’il allait enfin retrouver au paradis.


Il est rare au cours d’une vie entière de rencontrer une personne tel que Jacques Dupuis, qui alliait tant les qualités d’ “honnête homme ” que celles d’ “homme de cœur ”.

Notre première rencontre remonte a il y a une vingtaine d’années lors d’une assemblée de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, “ Conseil Régional de Bruxelles ”, au 45 avenue Rogier à Schaerbeek. Dès le premier abord, on tombait sous le charme de son accueil. Pour chacun il avait un mot aimable, ponctué d’un regard plein de gentillesse. Chaque fois on se réjouissait de le revoir, souriant, les cheveux en bataille, avec sa grosse voix et ses traits d’humour. Son grand attachement au quartier de N.D. Ste.-Marie était un sujet d’étonnement, mais il y avait ses racines, sa maison familiale, le siège de la Société de Saint- Vincent-de-Paul qu’il avait choisi, l’Ecole Ste Marie où il avait usé ses culottes, sa paroisse témoin de tant d’événements familiaux et dont il était un des piliers. Sans oublier que c’était aussi le lieu de la Conférence de N.D. Ste- Marie dont il était toujours membre.

Au cours des réunions, on écoutait ses avis clairement exposés qui allaient toujours dans le sens de la défense des plus faibles. Ancien avocat, il est resté indéfectiblement fidèle à ses convictions profondes de chrétien et de vincentien engagé.

Il y a quelques années il connut le grand malheur de perdre sa chère épouse, Babeth, à laquelle il  vouait un grand amour. Un ami rappelait récemment le souvenir du couple âgé, promenant dans le quartier comme des amoureux. Ceux qui ont vécu cette séparation étaient persuadés que Jacques ne survivrait pas à cette douloureuse épreuve. Mais le Ciel en décida autrement, il n’irait pas la rejoindre tant que la tâche qui lui était assignée ne soit entièrement accomplie. Ayant compris ce message, Jacques mis toute son énergie au service du “ Conseil Régional de Bruxelles” dont il assumait le poste d’administrateur. On lui doit, en autres, l’organisation annuelle du “ Concert d’Automne ”.  Certains furent des grands moments.  Ceux qui ont assisté à la Cathédrale St Michel au concert d’orgue donné par B. Foccroule n’ont pas oublié le final de Bach où les notes explosaient comme un feu d’artifice en vous donnant le frisson. Le dernier concert en date, organisé au Conservatoire de Musique de la Ville de Bruxelles avec le pianiste Olivier de Spiegeleir figure également parmi les grands crûs.

La rédaction du bulletin trimestriel “ Davantage ” qu’il avait lancé, lui demandait également  beaucoup de travail. Son objectif était l’échange d’informations en créant des liens entre tous les centres et conférences de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de la Région de Bruxelles. A noter que le titre faisait référence à la parole que notre saint patron fit à la Reine de France qui la demandait à la fin de sa vie s’il laissait quelques regrets, alors qu’il avait tant fait pour les pauvres et les malheureux. Sa réponse lapidaire fut de ne pas avoir fait DAVANTAGE.

Ces derniers temps, on aurait du s’apercevoir de la fatigue de Jacques. Sa voix s’était éraillée, et il s’était tassé. En outre, son visage portait les marques causées par les ennuis de santé qui le rongeaient. Il ne s’en plaignait pourtant guère et son travail ne s’en ressentait nullement.

C’est avec une certaine surprise que la nouvelle de sa brève hospitalisation a été accueillie. Heureusement, ses nombreux enfants qui l’ont entouré de leur affection jusqu’au bout assurent qu’il est mort paisiblement.

Une véritable icône de la Société de Saint Vincent-de-Paul disparait avec Jacques Dupuis. Quelle dette n’avons-nous pas contractée pour tout ce qu’il a réalisé durant ces nombreuses années. Son décès cause naturellement une grande tristesse pour chacun d’entre nous, qu’il soit un parent, proche, collègue, ou ami.

Tous nous lui adressons notre immense reconnaissance et lui disons “ à Dieu ”.

Idès Rotsart de Hertaing,

Un ami de Jacques.