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Mois : février 2012

Cyclothon pour le Père Lemaire (Propria – Brésil), la presse en parle…

Cyclothon pour le Père Lemaire (Propria – Brésil), la presse en parle…

L’initiative de Denis Dropsy pour venir en aide au Père Lemaire a pu bénéficier d’un généreux écho dans la Libre:

En complément d’information, nous reprenons ci-dessous un extrait d’un article que nous avions publié précédemment dans le Nouveau Vincentien:

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Le Brésil, pays d’extrême richesse et d’extrême misère

Le Brésil est un pays d’une grande beauté, où les ressources naturelles abondent: il existe de vastes étendues arables et nombreux gisements de minerais dont une majeure partie, dans les deux cas, n’a pas encore été exploitée (9% seulement des terres arables sont cultivées!). Après s’être industrialisé rapidement, le Brésil est aujourd’hui la 8e puissance économique du monde.

Un tableau idyllique? Hélas non, bien au contraire. Car le Brésil est aussi un des pays les plus endettés et seule la classe aisée des grands propriétaires terriens et des fonctionnaires publics (5% de la population) profite de cet essor économique. Un essor économique qui s’est fait aux dépens de la masse des pauvres (95% de la population) qui, lorsqu’ils ont la chance d’avoir un emploi, travaillent principalement dans les campagnes pour des salaires de misère (25 EUR par mois!) et sans la moindre protection sociale.

Quant à ceux qui espèrent une existence meilleure au sein des grandes villes, ils se retrouvent souvent très vite sans emploi et confinés dans des « favelas », des bidonvilles surpeuplés établis en périphérie. La situation sanitaire, comme on s’en doute, est à l’avenant: forte mortalité infantile (10%), extension de la tuberculose et de la syphilis, graves problèmes intestinaux …

Le Père Lemaire au secours des enfants abandonnés

Lorsque le Père Etienne Lemaire part pour Propria, une ville du nord-est brésilien, il sait que cette région est connue pour être une des plus misérables du Brésil et que Propria, pour sa part, compte 75% d’analphabètes. De fait, la grande majorité des enfants doit subvenir à ses propres besoins et traîne dans les rues, à la recherche d’un peu de nourriture plutôt que d’ailer à l’école. A cela s’ajoute un nombre important de bébés abandonnés par des mères qui, dans un ultime geste d’amour, espèrent ainsi donner à leur enfant une meilleure chance de vie, voire de survie.

Quelque temps après son arrivée, le père Etienne Lemaire fonde la Crèche Saint-Vincent de Paul à Propria, avec le soutien de l’Entraide vincentienne dans les pays en voie de développement, asbl belge. Un jardin d’enfants, en annexe à la crèche, sera inauguré quelques années plus tard (pour les enfants jusqu’à 6 ans), et c’est ensuite la crèche toute entière qui sera notablement agrandie. Aujourd’hui, la structure en place accueille 550 bébés et enfants. Ils y sont logés, lavés, nourris, habillés, suivis sur le plan médical. .. et même préparés à l’école primaire. Mais l’action du Père Etienne Lemaire ne s’est pas limitée à Propria: après avoir offert son dynamisme et son expérience à la ville de Japaratuba , il a également présidé à la fondation d’une crèche et d’un jardin d’enfants appelés « Semence de vie » dans la ville de Ladeiras. Une grange en annexe permet de faire de l’élevage de poules et de vaches, pour assurer une source d’alimentation aux enfants.