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août 2012 – Echos Vincentiens

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Mois : août 2012

Burundi: Projet de réhabilitation des maisons de Nyabunyegeri

Burundi: Projet de réhabilitation des maisons de Nyabunyegeri

 

Dans le but de venir en aide à la population sinistrée suite aux inondations du secteur de Nyabunyegeri, la Société de Saint-Vincent de Paul via son Conseil Général International à développé le projet de réhabilitation de 85 habitations endommagées ou détruites.

 

Dans ces 85 cas, l’état des maisons était très lamentable au point qu’il fallait refaire tous les murs. Malgré l’enthousiasme et le soutien des autorités locales, le projet dû rester en suspens, le temps que passe la saison des pluies. En effet, il est impossible de fabriquer des briques d’adobe sous des trombes de pluies, il a fallu donc attendre le retour du soleil. Le choix de la brique d’adobe permet en outre une fabrication locale qui implique toute la communauté dans ces travaux de réhabilitation.

Identification des bénéficiaires

Cette période d’attente, avant le début des travaux en juin, a été mise à profit pour déterminer le plus équitablement les bénéficiaires parmi les sinistrés. Devant l’ampleur des dégâts et le nombre de sinistrés, la Société de Saint-Vincent de Paul du Burundi s’est employée à identifier les plus démunis, identification qui s’est faite avec la totale collaboration des populations des villages sinistrés. Les critères de priorité avaient été clairement définis (handicapés, veuves et veufs , personnes âgées , orphelins) de même que la nature de l’aide et le besoin d’implication des populations locales. De cette façon, pas de ressentiments ou de jalousies à redouter

Les villageois quant à eux ont été invités à poser des questions afin que tout soit bien clair et que toute équivoque soit levée.

A cette occasion le Président du Conseil Supérieur du Burundi leur a rappelé que ce projet est le leur et doit dès lors faire l’objet d’un total consensus.

La population regroupée sur les trois collines du secteur de Nyabunyegeri (respectivement  Nyabunyegeri ,Mukoranya et Kidori) a fixé, à l’unanimité, la liste des bénéficiaires. Le Conseil Supérieur n’a pu que les féliciter pour leur dynamisme et leur sens de la communauté.

Avancement des travaux

Dans une première phase, vingt maisons ont été mises en chantier. Dès que les murs de celles-ci auront été érigées, une première analyse permettra de tirer de précieux enseignements aptes à améliorer les procédures pour la seconde phase de construction de soixante cinq autres maisons.

A ce stade la plupart des murs de la première phase sont érigés. Certaines maisons sont déjà au niveau des charpentes et n’attendent plus que leur toit de tôle.

Dans l’attente de la livraison des tôles, certains bénéficiaires ont d’ores et déjà couvert leur charpente de bâches et emménagé dans leur nouvelle maison.

Comme prévu, cette phase a permis d’identifier quelques problèmes qui ont pu être rapidement résolus grâce à l’aide et aux conseils de Vincentiens des Conférences voisines.

Enfin la totalité des briques nécessaires ayant été fabriquée pendant la saison sèche, la mise en chantier des soixante cinq maison de la seconde phase a pu commencer sans perte de temps.

Une fois de plus il est démontré qu’une initiative locale impliquant les populations bénéficiaires, supervisée et conseillée par des Vincentiens est la meilleure garantie de bonne fin dans ce type de projet.

Nous ne manquerons pas de vous informer lorsque ce chantier exemplaire sera terminé.

ECOUTER

ECOUTER

Ecouter, c’est peut-être le plus beau cadeau que nous pussions faire à quelqu’un, c’est lui dire : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là.

Ecouter, c’est commencer par se taire …. Avez-vous remarqué combien les « dialogues » sont remplis d’expressions du genre : « c’est comme moi quand…. » Bien souvent, ce que l’autre dit n’est qu’une occasion de parler de soi.

Ecouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser transformer par l’autre. C’est accepter que l’autre entre en nous-mêmes comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, s’asseyant dans notre fauteuil en prenant ses aises.

Ecouter, c’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre. C’est comme une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche, mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir, pour rien, pour lui.

Ecouter, ce n’est pas chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions. C’est refuser de penser à la place de l’autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Ecouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance, tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités spécifiques. Etre attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Apprendre à écouter quelqu’un, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses.

Ecouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, notre corps et nos émotions, c’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie, c’est devenir poète, c’est sentir le cœur et voir l’âme des choses.  A celui qui sait écouter est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant.

 

André Gromolard.

Prêtre du diocèse de Lyon