Hommage à Jacques Dupuis

Hommage à Jacques Dupuis

C’est en l’église de Notre Dame Ste.-Marie à Schaerbeek que les nombreux membres de la famille et amis de Jacques Dupuis (1926 – 2010) se sont retrouvés le 23 décembre 2010 pour lui rendre un dernier hommage. Respectant ses dernières volontés, la célébration se voulait une messe d’action de grâce “ à Dieu ” pour fêter ses retrouvailles avec Babeth, sa femme bien-aimée qui l’avait quittée en 2001 et qu’il allait enfin retrouver au paradis.


Il est rare au cours d’une vie entière de rencontrer une personne tel que Jacques Dupuis, qui alliait tant les qualités d’ “honnête homme ” que celles d’ “homme de cœur ”.

Notre première rencontre remonte a il y a une vingtaine d’années lors d’une assemblée de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, “ Conseil Régional de Bruxelles ”, au 45 avenue Rogier à Schaerbeek. Dès le premier abord, on tombait sous le charme de son accueil. Pour chacun il avait un mot aimable, ponctué d’un regard plein de gentillesse. Chaque fois on se réjouissait de le revoir, souriant, les cheveux en bataille, avec sa grosse voix et ses traits d’humour. Son grand attachement au quartier de N.D. Ste.-Marie était un sujet d’étonnement, mais il y avait ses racines, sa maison familiale, le siège de la Société de Saint- Vincent-de-Paul qu’il avait choisi, l’Ecole Ste Marie où il avait usé ses culottes, sa paroisse témoin de tant d’événements familiaux et dont il était un des piliers. Sans oublier que c’était aussi le lieu de la Conférence de N.D. Ste- Marie dont il était toujours membre.

Au cours des réunions, on écoutait ses avis clairement exposés qui allaient toujours dans le sens de la défense des plus faibles. Ancien avocat, il est resté indéfectiblement fidèle à ses convictions profondes de chrétien et de vincentien engagé.

Il y a quelques années il connut le grand malheur de perdre sa chère épouse, Babeth, à laquelle il  vouait un grand amour. Un ami rappelait récemment le souvenir du couple âgé, promenant dans le quartier comme des amoureux. Ceux qui ont vécu cette séparation étaient persuadés que Jacques ne survivrait pas à cette douloureuse épreuve. Mais le Ciel en décida autrement, il n’irait pas la rejoindre tant que la tâche qui lui était assignée ne soit entièrement accomplie. Ayant compris ce message, Jacques mis toute son énergie au service du “ Conseil Régional de Bruxelles” dont il assumait le poste d’administrateur. On lui doit, en autres, l’organisation annuelle du “ Concert d’Automne ”.  Certains furent des grands moments.  Ceux qui ont assisté à la Cathédrale St Michel au concert d’orgue donné par B. Foccroule n’ont pas oublié le final de Bach où les notes explosaient comme un feu d’artifice en vous donnant le frisson. Le dernier concert en date, organisé au Conservatoire de Musique de la Ville de Bruxelles avec le pianiste Olivier de Spiegeleir figure également parmi les grands crûs.

La rédaction du bulletin trimestriel “ Davantage ” qu’il avait lancé, lui demandait également  beaucoup de travail. Son objectif était l’échange d’informations en créant des liens entre tous les centres et conférences de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de la Région de Bruxelles. A noter que le titre faisait référence à la parole que notre saint patron fit à la Reine de France qui la demandait à la fin de sa vie s’il laissait quelques regrets, alors qu’il avait tant fait pour les pauvres et les malheureux. Sa réponse lapidaire fut de ne pas avoir fait DAVANTAGE.

Ces derniers temps, on aurait du s’apercevoir de la fatigue de Jacques. Sa voix s’était éraillée, et il s’était tassé. En outre, son visage portait les marques causées par les ennuis de santé qui le rongeaient. Il ne s’en plaignait pourtant guère et son travail ne s’en ressentait nullement.

C’est avec une certaine surprise que la nouvelle de sa brève hospitalisation a été accueillie. Heureusement, ses nombreux enfants qui l’ont entouré de leur affection jusqu’au bout assurent qu’il est mort paisiblement.

Une véritable icône de la Société de Saint Vincent-de-Paul disparait avec Jacques Dupuis. Quelle dette n’avons-nous pas contractée pour tout ce qu’il a réalisé durant ces nombreuses années. Son décès cause naturellement une grande tristesse pour chacun d’entre nous, qu’il soit un parent, proche, collègue, ou ami.

Tous nous lui adressons notre immense reconnaissance et lui disons “ à Dieu ”.

Idès Rotsart de Hertaing,

Un ami de Jacques.

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